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11/02/2017

HOMMAGE A KRISS PORTRAIT SENSIBLE, avec Fanch Langoët

Au cours du festival LONGUEUR D'ONDES, à Brest, le dimanche 5 février 2017... Fanch Langoët et moi avons rendu hommage à Kriss

Kriss, pas là, pas loin…

 
Kriss, Chantal Pelletier (et ma pomme) © G. Hamon

Ça fait pas sept jours que nous avons, Chantal Pelletier et moi, rendu hommage à Kriss à l'occasion du 14ème festival Longueur d'Ondes. Sur la petite scène du Vauban ce dimanche 5 février, Kriss est là. Bien présente. On la voit au micro de l'Oreille en coin. (1) Elle est entre Chantal et moi et je suis dans mes p'tits souliers (baskets). Le jour J est arrivé. Il y a juste un an le 10 février 2016, Chantal m'avait donné son accord pour que nous rendions, ensemble, hommage à cette femme de radio.

Pendant un an, à trois reprises, nous avons imaginé notre séance, écouté à l'Ina de nombreuses archives. Chantal a préparé et sélectionné les textes de Kriss qu'elle lirait devant le public. Chaque fois, le cœur battant, de l'entendre si près de notre oreille, si près de nos souvenirs, si près du cœur et de son humanité indéfectible. Notre idée était bien de dresser un portrait sensible de celle qui en fit tant et tant, à longueur d'ondes, pendant quatre ans sur France Inter (2).

Vous trouverez ci-dessous l'intégrale de notre séance. Merci à Fabrice Derval d'Oufipo et à son équipe d'avoir réagi si vite pour permettre à ceux qui n'étaient pas présents de partager ce moment intense et émouvant. Je suis sûr que Chantal Pelletier vous aura donné et vous donnera envie de (re)lire Kriss. Et aussi de lire leur histoire commune, écrit par Chantal dans "À cœur et à Kriss" (3).

Voilà, comme l'an passé Pierre Wiehn, Claude Villers et Patrice Blanc-Francard, Kriss avait toute sa place dans "Dimanche dans un fauteuil". Salut Kriss on t'aime for ever.

(1) Merci à l'Ina et plus particulièrement à Dies Blau de nous avoir prêté cette belle photo de Kriss en 1972, où elle intervient dans "L'oreille en coin" de Jean Garretto et Pierre Codou,
(2) 2000-2004,
(3) Vous pouvez aussi vous rendre sur le site d'Oufipo pour y découvrir d'autres trésors sonores.

Pour écouter:

http://radiofanch.blogspot.fr/2017/02/kriss-pas-la-pas-loin.html

 

 

06/01/2017

TAMALOUS

chantal pelletier,recours au poème,gilles plazy,la sirène étoilée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci  à

RECOURS AU POÈME, (http://www.recoursaupoeme.fr/)

 

qui, dans son numéro de janvier, salue le travail de Gilles Plazy à la Sirène étoilée et propose sa lecture de Tamalous, mon petit recueil confidentiel sorti en octobre: 

 

Chantal Pelletier, Tamalous

Le second recueil publié en 2016 est, lui, illustré de photos de Gilles Plazy : intérieur où flotte l'ombre d'une présence humaine,  détails presqu'abstraits de feuilles et de murs, ces photos aux noirs et blancs très denses et contrastés ont la sensualité qui convient à ces onze poèmes, ouvrant sur "Nu", où la poéte évoque une peau qui a du "grain". Ce "nu", guirlande au corps aimé, est le portrait beau et émouvant d'un corps sénile, mais toujours chéri :

La peau a du grain
ses cheveux du gris
(...)
des frisures enneigées
dansent au sexe foncé
frêle bouton d'hibiscus
sur les bulbes froissés
(...)
à la cuisse d'oiseau
bat le bleu d'un ruisseau.
(...)
Et qu'importe le reste
à quatre-vingt passés

il est toujours l'aimé.

La précieuse beauté des images dans ce poème érotique surprend et touche : rarement on évoque la sexualité du déclin des corps dans la poésie – et sans doute jamais avec tant de délicatesse et de mélancolie. Ce poème, à lui seul, justifierait qu'on lise le recueil de Chantal Pelletier. Mais la surprise vient aussi par la suite, tant l'ensemble, qui explore la fin de vie, remue par son humour et sa fantaisie, nous emmenant dans un voyage surréaliste, avec "Retour", par exemple, poème-récit dont le héros "était mort /depuis treize ans déjà/lorsqu'il est revenu", bouleversant l'ordre des choses, la famille et les apparences qu'on entretient à coups de "semblant" :

Encore faire semblant
quatre ou cinq décennies
de gestes automatiques
de jours fantômatiques?"

Humour tout près du réel, dont le poème-titre "Tamalous" donne aussi la clé : nous entrerons tous dans le cercle des Tamalous, où chacun

a le corps
qui trahit
se flétrit
se raidit
s'arthrite
se calcifie
souffre chiante sciatiques... 

Suivant un superbe hommage au peintre Mark Rothko, suicidé en 1970 à l'âge de 66 ans, le recueil se clôt sur un ultime poème érotique : "Jeune" et son affirmation à rebours de l'écoulement du temps

Quand je serai jeune
je prendrai tes jambes à mon cou
pour que nous fassions
la patiente récolte
de l'eau des rêves
le seul nectar de l'existence.

Hâtez-vous donc, lecteurs, de découvrir ce petit opus plein de sagesse et de folie, plein d'amour et d'espoir aussi – hâtez-vous,que le temps ne vous inscrive au cercle des Tamalous sans munitions pour y survivre !

 

 

10/11/2016

TAMALOUS

 TAMALOUS

est un petit livre, une micro-parution (non distribuée en librairie, inutile de l’y chercher !) concoctée par mon copain Gilles Plazy, écrivain, peintre, photographe (quelques photos de lui accompagnent mon texte).

Depuis une dizaine d’années, cet homme formidable fait des petits miracles dans son atelier multipiste du plus beau Finistère dénommé

La sirène étoilée (http://lasirene.etoilee.monsite-orange.fr/ )

Je connais le bonhomme depuis des lustres et son travail m’a toujours tapé dans l’œil. L’envie de me mêler à son aventure me titillait… j’en rêvais, nous l’avons fait.

Comme indiqué ci-dessous, on peut lui commander le livre par mail et envoyer un chèque  à La sirène étoilée. Hent ar stankening 29910 Tregunc.

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