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27/09/2007

Lecture à haute voix c'est-à-dire

*

Prochaine rencontre C’est-à-dire le 30 septembre à Paris.

Une rencontre exceptionnelle puisqu’il s’agit d’une nouvelle formule, un coup de chapeau à deux livres. Elle nous permettra de découvrir un auteur, Marie Goudot et son singulier voyage à travers le temps et l’espace, et  rendra hommage à une historienne importante, Arlette Farge, renommée pour ses écrits très personnels sur le 18ème siècle et le peuple de Paris, et qui a notamment collaboré avec Michel Foucault

GOUTER LITTERAIRE

dimanche 30 septembre 2007 à 15 H3O

l’association C’est-à-dire propose, en présence des auteurs,  

des lectures à voix haute d’extraits

de deux livres coups de cœur

La chambre à deux lits et le cordonnier de Tel-Aviv  d’Arlette Farge  

Tristia de Marie Goudot

au théâtre de ménilmontant - salle le labo

15, rue du Retrait - 75020 Paris (métro :  Gambetta)

Entrée : 9 euros donnant droit à 3 consommations.

20/09/2007

LIbération

Livres

Littérature française

Comme un ouragan

La vie est un roman noir. Signé Chantal Pelletier.

Par Edouard WAINTROP

QUOTIDIEN Liberation : jeudi 20 septembre 2007

Chantal Pelletier Paradis andalous Editions Joëlle Losfeld, 128 pp., 13,90 €.

Elle vit avec l'homme qu'elle aime, sur la côte est des Etats-Unis. Un coin sympathique quand le vent ne tourne pas à l'ouragan, quand les dettes ne s'amoncellent pas avec leur cortège d'agents de recouvrement et de déménageurs, et quand le malheur ne frappe pas à la porte. Or, dès le début du livre, la tempête souffle plus qu'il n'est permis. Et les arbres tombent comme les bâtonnets dans un jeu de mikado. Greg, le compagnon de notre narratrice, est garagiste et corse d'origine. Dodu, sympathique et charmeur. Un matin, il lui fait un flamenco plein de tendresse et de désir avant d'aller jouer avec elle à «l'anticyclone sous la couette» . Elle aime l'amour, elle aime la vie. Elle se souviendra de cet épisode heureux.

Comme elle se souviendra des autres vies qu'elle a vécues auparavant. Elle a été femme et mère d'Américain. Un premier mariage dont est né Dean devenu père à son tour. Notre amie est donc une jeune grand-mère. Elle s'est lassée du père de Dean, trop prévisible, lisse. Elle a rencontré son second mari, a été séduite par son allant, son côté confortable, sa sensualité et son tempérament méditerranéen. Elle a passé son voyage de noces en Andalousie sept ans plus tôt et elle en a gardé un souvenir fort. Elle est venue sur ce coin d'Amérique et elle a rencontré des gens. Des voisines, tout droit sorties du feuilleton Desperate Housewives, et un voisin jardinier, forestier, allemand d'origine.

Elle-même est la fille d'une Allemande qui, un jour, est tombée raide devant un boucher normand et s'est convertie à la boucherie normande. De sa mère, elle a gardé un certain goût pour la langue de Goethe et pour Der Erlkönig , le roi des Aulnes : «Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?» («Quel est ce cavalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?») Poème sur la mort. Justement, un accident survient. Et les récits précédents deviennent le contrepoint d'un autre récit, plus fort, qui reflète la stupeur, l'incrédulité puis la tristesse de celui qui voit sa vie virer au noir, un beau jour, ou plutôt une sale journée, de trop grand vent et de trop grande pluie. La fin du livre est puissante et douloureuse comme le malheur. Dans ses romans et ses nouvelles, Chantal Pelletier a souvent montré qu'elle savait ce qui faisait mal. Dans Paradis andalous , elle réussit à nous faire vivre une chute, à nous la faire refuser, puis...

13/09/2007

TGV

*Paradis andalous est dans la mêlée littéraire résumée dans le magazine TGV. Quelques petits lignes seulement, mais pour quelqu'un comme moi qui passe un temps fou dans le train, munie de carte d'abonnement, grand voyageur, etc. c'est une excellente nouvelle. Paradis andalous est au fond une charge contre la voiture, et je l'assume. Cela tombe donc très très bien. Vive le rail!