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04/01/2013

CINQ FEMMES CHINOISES

2013, année balèze comme dit une copine, commence par la publication de cet article de Véronique Rossignol dans LIVRES- HEBDO annonçant la sortie, le 7 février 2013, de mon prochain roman chez Joelle Losfeld: CINQ FEMMES CHINOISES.

Femmes de Chine

Chantal Pelletier

Suivant les destins croisés de cinq héroïnes, Chantal Pelletier dessine le portrait d'une Chine contemporaine, féminine et avide.

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Chantal Pelletier est une arpenteuse du monde. Ses romans sont nourris de ses voyages, et Cinq femmes chinoises ne fait pas exception à la règle. De la vaste Chine plusieurs fois visitée, la nomade a rapporté les histoires de Xiu, Daxia, Fang, Mei et Baoying, cinq héroïnes de générations différentes, toutes nées dans la deuxième moitié du siècle dernier, et aux trajectoires liées.

Elles sont mères et filles, amies d'enfance, amantes..., portées par une ambition animée d'un sauvage esprit de revanche sur la misère et sur la mort, qui ont d'une façon ou d'une autre marque leur enfance. Dans un tempo soutenu, Chantal Pelletier rembobine ces vies violentes et fait tourner à toute vitesse la roue de la fortune et de l'infortune. Xiu, petite gymnaste de la province du Jiangsu, devient gérante de salons de massage à Hongkong. Sa fille, Daxia, qu'elle a abandonnée enfant pour échapper à un mari cogneur, réalise ses rêves d'architecture et devient l'employée de Fang, née à Canton en 1960, veuve précoce et héritière qui se hisse à la gérance d'un énorme groupe immobilier... Quant à Baoying, la belle-soeur pékinoise de Fang, la cuisinière - il en faut toujours une dans les romans de la passionnée de gastronomie qu'est l'auteure de De bouche à bouches (Joëlle Losfeld, 2011) ! -, elle sera la seule de ces cinq assoiffées de futur à réussir «à embrasser le présent».

Ces parcours d'ascension sociale, jalonnés de tremplins, de réseaux, de solidarité familiale stratégiques, d'associations lucratives, sont aussi jonchés de fuites sans retour, de deuils et de sacrifices. L'amour même, ficelé à la fois par les interdits et le désir de réussite, est plus affairiste que sentimental. Dans ces portraits en forme de fresques accélérées se reflète une Chine contemporaine dure, avide, pressée, à l'image des quartiers entiers qui ont poussé à Pékin, à Hongkong et à Shanghai où Daxia et Mei, nées au début des années 1980, ont vu les pauvres cabanes de leur enfance, sur l'une des rives du fleuve Huangpu, remplacées par des tours de béton et de verre. V. R.

05/01/2011

SORTIE DE "DE BOUCHE A BOUCHES"

5 JANVIER

De bouche à bouches couv.jpg

Jour J, sortie en librairie de De bouche à bouches.

< <<<<<<<<<                   Petits échos presse dans la colonne de gauche

Pour en savoir plus: rendez-vous dans L'humeur vagabonde de Kathleen Evin sur France Inter le jeudi 13 janvier à 20H10.

Emission Dans quelle étagère, sur France 2, le 14 janvier, à 9HO5, avant le journal de la nuit, et à 5H50 (donc le 15? no sé!!)

RCJ, 94.8 FM, avec Caroline Gutmann, Postface, le 25 janvier

Un petit tour à la Librairie francophone de Emmanuel Kherad sur France Inter le dimanche 5 février...

Sinon, en résumé:

*SENSUEL ET CRU, UN ROMAN QUI REND HOMMAGE AU PLAISIR DE NOURRIR.
Après avoir perdu le goût dans un accident, une jeune photographe abandonne tous ses repères pour fuir au bout du monde. S’initiant aux rudiments de la cuisine tout en cachant son infirmité, elle éprouve peu à peu , en nourrissant les autres, un bonheur plus grand que tous les plaisirs gustatifs.    

*LE TITRE évoque le « bouche à bouche » pratiqué pour sauver quelqu’un de l’asphyxie. Il exprime aussi la thématique du livre où toutes les relations familiales et amoureuses passent par l’aliment. Enfin, il rappelle le baiser primordial de la mère mâchant la nourriture pour la donner à l’enfant « de bouche à bouche » : nourrir est l’élément vital de l’amour et de toute relation humaine.

* LE TROISIEME ROMAN D’UNE TRILOGIE. Dans mon esprit,  LA VISITE, PARADIS ANDALOUS et DE BOUCHE A BOUCHES constituent une trilogie. Dans ces textes, trois femmes de moins de quarante ans et « sans nom » conduisent le récit écrit à la première personne. Enfermées dans la solitude et des histoires familiales étouffantes, elles affrontent le deuil dans une désorientation marquée du temps et de l’espace et sortent de leur ressassement et de leur égoïsme pour aller vers l’amour. Trois portraits contemporains de femmes qui s’ouvrent aux autres et trouvent leur chemin au milieu d’un monde en désordre.

 

20/09/2007

LIbération

Livres

Littérature française

Comme un ouragan

La vie est un roman noir. Signé Chantal Pelletier.

Par Edouard WAINTROP

QUOTIDIEN Liberation : jeudi 20 septembre 2007

Chantal Pelletier Paradis andalous Editions Joëlle Losfeld, 128 pp., 13,90 €.

Elle vit avec l'homme qu'elle aime, sur la côte est des Etats-Unis. Un coin sympathique quand le vent ne tourne pas à l'ouragan, quand les dettes ne s'amoncellent pas avec leur cortège d'agents de recouvrement et de déménageurs, et quand le malheur ne frappe pas à la porte. Or, dès le début du livre, la tempête souffle plus qu'il n'est permis. Et les arbres tombent comme les bâtonnets dans un jeu de mikado. Greg, le compagnon de notre narratrice, est garagiste et corse d'origine. Dodu, sympathique et charmeur. Un matin, il lui fait un flamenco plein de tendresse et de désir avant d'aller jouer avec elle à «l'anticyclone sous la couette» . Elle aime l'amour, elle aime la vie. Elle se souviendra de cet épisode heureux.

Comme elle se souviendra des autres vies qu'elle a vécues auparavant. Elle a été femme et mère d'Américain. Un premier mariage dont est né Dean devenu père à son tour. Notre amie est donc une jeune grand-mère. Elle s'est lassée du père de Dean, trop prévisible, lisse. Elle a rencontré son second mari, a été séduite par son allant, son côté confortable, sa sensualité et son tempérament méditerranéen. Elle a passé son voyage de noces en Andalousie sept ans plus tôt et elle en a gardé un souvenir fort. Elle est venue sur ce coin d'Amérique et elle a rencontré des gens. Des voisines, tout droit sorties du feuilleton Desperate Housewives, et un voisin jardinier, forestier, allemand d'origine.

Elle-même est la fille d'une Allemande qui, un jour, est tombée raide devant un boucher normand et s'est convertie à la boucherie normande. De sa mère, elle a gardé un certain goût pour la langue de Goethe et pour Der Erlkönig , le roi des Aulnes : «Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?» («Quel est ce cavalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?») Poème sur la mort. Justement, un accident survient. Et les récits précédents deviennent le contrepoint d'un autre récit, plus fort, qui reflète la stupeur, l'incrédulité puis la tristesse de celui qui voit sa vie virer au noir, un beau jour, ou plutôt une sale journée, de trop grand vent et de trop grande pluie. La fin du livre est puissante et douloureuse comme le malheur. Dans ses romans et ses nouvelles, Chantal Pelletier a souvent montré qu'elle savait ce qui faisait mal. Dans Paradis andalous , elle réussit à nous faire vivre une chute, à nous la faire refuser, puis...